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01/22/2026 Dynamisme culturel
Le festival international du court métrage de Clermont-Ferrand va transformer, du 30 janvier au 7 février, la capitale auvergnate en épicentre mondial du 7e art. Pour cela, depuis plusieurs mois, l’équipe organisatrice s’est investie dans un rigoureux travail de sélection.
Quatre compétitions officielles, des milliers de candidatures et autant de films à voir, des dizaines de sélectionneurs qui donnent leur avis avant qu’il soit, ou pas, validé par les autres membres de l’équipe… A quelques jours de l’ouverture de son édition 2026, l’équipe du Festival international du court métrage de Clermont-Ferrand est déjà loin du processus de sélection qui lui a permis de construire la programmation de cette année : 64 films internationaux (de 50 nationalités différentes), 51 films français, 27 films dans la compétition « labo » et enfin la section XR (Réalités immersives) qui comprend 5 films en compétition.
« Le début de la sélection commence au mois de mai et dure jusqu’en novembre » explique Laura Thomasset sélectionneuse dans la compétition nationale et en charge des relations avec la presse. « On reçoit environ 9 000 films par an, 2 000 pour la compétition nationale et 7 000 autres » poursuit-elle. Si les films sélectionnés viennent des quatre coins du monde, le territoire auvergnat s’est naturellement taillé une place grandissante au fil des années. « Il y a clairement un effet « local » dans notre programmation. Ici les enfants sont biberonnés au court métrage et pour beaucoup d’entre eux, leur première séance de cinéma était un court métrage. » Laura Thomasset illustre son propos en précisant, « une semaine avant le début officiel du festival, des séances dédiées aux scolaires remplissent la salle Cocteau de 1 400 élèves issus des écoles du secteur ! »
Voilà pour les spectateurs mais les pour cinéastes du secteur ? « Récemment, on a conçu « Plans rapprochés » une programmation spéciale pour les films tournés ou post-produits sur le territoire. » De nombreux films projetés portent en effet une étiquette auvergnate, comme le film Boa, en compétition nationale, imaginé et tourné en Auvergne et dont le réalisateur québécois Alexandre Dostie était venu travailler son scénario en résidence entre Moulins et Clermont-Ferrand. La programmation « Plans rapprochés » rassemble des films tournés ou post-produits sur une sélection internationale et locale le territoire. » Dans ce cadre, on peut citer P.U.N.E.L.D de Ludovic Combe, un photographe clermontois pour qui, c’est certain « quand on est du coin on est plongé dans le court métrage depuis tout petit et lorsqu’on veut réaliser un film, ce format apparaît comme le plus logique, sans doute plus que quand on grandit dans d’autres territoires ».
Festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand : du 30 janvier au 7 février
https://www.lecourt-clermont.org/