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Transition écologique : « la solution elle est là, sur notre territoire »

19/06/2019 Transition Energétique

La Métropole organisait sa deuxième conférence sur la transition énergétique et écologique, ce mardi 18 juin, à Polydome. Devant près de 700 personnes, des militants locaux et nationaux ont témoigné de leur engagement pour l’environnement et dit l’urgence de prendre le problème à bras le corps.

« Marions l’idéal avec le réel ». Cette phrase de Jean Jaurès -reprise par le célèbre explorateur Jean-Louis Étienne- a particulièrement fait sens, hier soir, lors de la deuxième conférence sur la transition énergétique et écologique organisée par Clermont Auvergne Métropole à Polydome. Il était question de l’engagement, sous toutes ses formes, du petit geste quotidien au grand militantisme, dans une métropole qui met tout en œuvre pour que « chacun puisse contribuer, à sa mesure, au changement ». C’est en tout cas le souhait du président, Olivier Bianchi, et l’objectif du schéma de transition énergétique et écologique de la collectivité.

Plusieurs intervenants acquis à la cause environnementale ont défilé sur la scène du grand amphithéâtre pour parler de leur parcours et de leur quotidien de militant. À commencer par l’enfant du pays, Fanny Agostini, dont l’engagement prend sa source à La Bourboule, lorsqu’adolescente, elle a vu disparaître « les merveilles de son enfance » sous l’effet du réchauffement climatique. Aujourd’hui, elle pense la nature comme un cycle dans lequel « il n’y a qu’une seule chose qui ne tourne pas rond, finalement, c’est nous, l’espèce humaine ».

Après avoir passé « dix ans dans les médias », celle qui fut le visage de Thalassa pendant près de deux ans est revenue s’installer chez elle, en Auvergne, convaincue que « les enjeux sont globaux » mais que « la solution elle est là, sur notre territoire ». Des paroles qui font forcément écho à l’engagement local de Sarah Valroff, co-présidente de l’association étudiante LieU’Topie et d’Antoine Pesnel, membre d’Alternatiba 63, qui sont intervenus en duo pour prouver la « nécessité de changer notre logiciel » et parler de l’urgence à « faire passer les intérêts généraux devant les intérêts personnels ». Être engagé, pour eux, signifie « porter des valeurs et les assumer ». Et cela passe forcément par les alternatives, par une consommation locale, des habitudes à changer.

"La nature doit être schéma directeur"

Un regard bienveillant sur la nature qui nous entoure, dirait probablement le naturaliste Christian Bouchardy, également président de la LPO Auvergne, qui s’est fait, avec beaucoup d’humour, le porte-parole de la cause animale. « Je ne suis pas un homme préhistorique, mais je peux vous dire qu’il y a beaucoup d’espèces qui ont disparu en Auvergne ». Celui qui n’a « aucun doute sur le bien-fondé » de son engagement a su trouver les mots pour donner à voir le monde sous le prisme de « l’humilité ».

Un monde sur lequel le médecin, aventurier et explorateur Jean-Louis Étienne est impressionnant de lucidité. Un monde fiévreux qu’il faut « soigner » aujourd’hui, avant le début des complications. Et « le problème est de taille quand même ! » D’où l’urgence de devenir « acteur dans son environnement proche, dans sa zone d’influence », en gardant en tête que « la nature doit être notre schéma directeur ». En gardant espoir, aussi, car « j’ai le sentiment que le gène de l’environnement est en train de prendre » chez les nouvelles générations.

Un gène dont sont forcément porteurs Clélia Geonget, 12 ans, et Thomas Goumarre, 18 ans, les deux fondateurs de Youth for Climate Clermont, qui ont réussi par deux fois à mobiliser plus d’un millier de jeunes dans les rues de la capitale auvergnate. Et dont les engagements exemplaires ont ému l’auditoire. Des jeunes « vivants, étonnants, sincères, habités par le problème », pour Jean-Louis Étienne. Des visages à retenir. Les visages du changement.

 

La conférence en vidéos

 

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