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17/04/2026 Bouger, se divertir
Le Muséum Henri-Lecoq à Clermont-Ferrand présente l’exposition "Corail Renaissance", une immersion dans les récifs coralliens d’Indonésie. Réalisée par Martin Colognoli, photographe et biologiste marin spécialiste du corail, cette exposition met en lumière les îles de Seraya Besar et Hatamin, situées près du parc national de Komodo. À travers ses photographies, découvrez l’histoire des pêcheurs traditionnels et de leurs familles, devenus les gardiens engagés d’un écosystème fragile qu’ils restaurent et protègent.
Le corail constitue moins de 0,1 % de la surface des océans et abrite plus d’un quart des espèces sous-marines, offrant des habitats à des poissons, mollusques, crustacés.Souvent confondu avec des plantes ou des rochers, le corail joue un rôle crucial dans la vie marine. Ces invertébrés marins sont constitués de petits animaux, les polypes, regroupés en colonies. Les récifs coralliens sont créés par le calcaire secrété par les polypes et constituent ainsi des structures solides et protectrices, visibles depuis l’espace.Mais, le corail est en danger. Plus de 50 % des coraux ont déjà disparu.Or, plus de 500 millions de personnes se procurent grâce à eux nourriture et revenus.Cet animal permet aussi une protection côtière, en constituant des barrières naturelles.Le phénomène de blanchissement des coraux est lié à un stress thermique, entraîne la perte de leurs algues symbiotiques, ce qui peut conduire à la mort des récifs. La surpêche, la pollution, le tourisme sont aussi des facteurs de dégradation.Lorsqu’un récif meurt, c’est tout une protection naturelle qui s’en va avec lui, et les côtes se retrouvent la proie des tempêtes et risquent la submersion.Des larves de corail peuvent repeupler le récif, mais cela prend des dizaines d’années et parfois bien plus. Cependant, les coraux ont une résilience extraordinaire. Des fragments de coraux sont repiqués pour créer des nurseries sous-marines et des projets locaux sont porteurs d’espoir.Ainsi, le parcours de Martin Colognoli tend vers ces recherches, en fréquentant des populations insulaires.
Sa carrière commence en Indonésie, où son expérience dans le commerce d’animaux marins et leur surexploitation remettent en question son projet professionnel.En 2012, il fonde Coral Guardian. Cette ONG a pour but de protéger les récifs coralliens liés aux communautés locales qui en tirent leur subsistance.En Indonésie, sur les petites îles de Hatamin et Seraya Besar, Martin Colognoli découvre aux côtés des pêcheurs, anciens nomades sédentarisés, à quel point le corail est extraordinaire. Vivant, symbiotique, cet animal permet de réfléchir et de ré-envisager la place de l’être humain dans l’environnement.Du corail, Martin apprend la lenteur, la résilience, la coopération et l’adaptabilité. Parti à Hatamin pour aider les communautés à restaurer le corail, son point de vue s’inverse et c’est lui qui apprend de cet animal protéiforme et symbiotique.Le travail scientifique et photographique de Martin Colognoli, synthèse entre l’art et la science, entraîne le visiteur dans une immersion poétique et sous-marine.
Découvrez comment ces architectures vivantes construisent de véritables cités sous-marines et rencontrez leurs incroyables habitants pour comprendre, vous émerveiller et vous donner envie de protéger ces trésors fragiles des océans !
Museum Henri-Lecoq15 rue Bardoux63000 CLERMONT-FERRANDTél : 04 43 76 25 60Mail : accueil.museum@clermontmetropole.eu
Ouverture :Du mardi au samedi (jours fériés compris) : 10h-18hDimanche : 13h-18hEntrée gratuite le 1er dimanche du mois.Réservations : Par mail : musee.resistance@clermontmetropole.euPar téléphone : 04 43 76 23 34
https://www.martincolognoli.com/