Actualités et agendas
28/08/2026 Préserver, recycler...
Ce chantier exemplaire a permis de restaurer écologiquement l’Artière sur un tronçon de 400 mètres, tout en préservant la végétation et en introduisant de nouvelles plantations sur la berge remaniée, avec le soutien financier de l'Agence de l'Eau Loire-Bretagne.
L’Artière est le principal cours d’eau de la Métropole. Elle prend sa source sur le plateau des Dômes, traverse les gorges de Ceyrat, progresse sur un territoire de plus en plus urbanisé dans les villes de Beaumont, d’Aubière et la zone commerciale de la Pardieu à Clermont-Ferrand, avant de se jeter dans les eaux de l'Allier aux Martres-d'Artière.Sur la commune d’Aubière après la traversée du bourg, l’Artière circule à l’air libre entre les jardins. Ces abords sont très fréquentés : des cheminements et deux passerelles permettent à la population du bourg de rejoindre les zones commerciales et tertiaires à proximité. La commune a également acquis une bande de terrain dans la continuité de la passerelle aval pour y installer des bancs et des tables de pique-nique.
Des travaux de restauration du cours d’eau ont été réalisés ponctuellement en aval il y a plus de 20 ans, mais un certain nombre de dysfonctionnements persistaient sur un tronçon d’environ 400 m, longeant la promenade Amédée-Cotte.
L’opération débutée en 2025 visait plusieurs objectifs :
· corriger les désordres hydrauliques et les érosions de berges observés localement,· améliorer la valeur écologique,· préserver les grands arbres,· valoriser au mieux les cheminements existants (reprise des chemins et créations d’une piste cyclable) tout en laissant, lorsque cela est possible, plus de place à la rivière (enjeu paysage et usage social).
Pour cela, plusieurs opérations ont été entreprises :
· requalification des berges : suppression des murs et enrochements, retalutage en pente douce,· plantations d’arbres et arbustes en haut de berge, et de plantes aquatiques en pied de berge,· suppression de la passerelle vétuste située en amont,· réfection des cheminements en rive droite et gauche et création d’une piste cyclable raccordée au réseau métropolitain.
Cette initiative, financée avec le soutien de l'Agence de l'Eau Loire-Bretagne, a permis de restaurer écologiquement l’Artière sur un tronçon de 400 mètres, tout en préservant la végétation et en introduisant de nouvelles plantations sur la berge remaniée.
Le coût de l'opération est de 382 170 €/HT avec :· 37 800 €/HT d'études de faisabilité (Cabinet Merlin / Attis Design)· 344 370 €/HT de travaux (Groupement Guintoli / Déat paysage)Sur cette somme, l'Agence de l'Eau apporte une subvention de 135 000 €, le reste (244 170 €) a été financé par Clermont Auvergne Métropole.
L’Agence de l’Eau Loire-Bretagne est le partenaire historique de la Métropole en ce qui concerne la préservation et la restauration des cours d’eau urbains. Signé en 2023 pour 3 ans, le Contrat Territorial « rivières » permet ainsi de financer des actions concrètes pour un peu plus de 5 millions d’euros, subventionnées à hauteur de plus de 2,135 millions d’euros, soit 41,6 % par l’agence de l’eau. Les travaux de la promenade Amédée-Cotte ont été les derniers travaux réalisés dans le cadre de ce programme qui demanderait à être reconduit.Récemment, la Tiretaine a également bénéficié d’un chantier de renaturation, sur sa portion située sur la commune de Chamalières. Une première phase a été menée au sein du parc Beaulieu en 2023, puis une seconde phase en 2024 et 2025 sur une portion de 130 mètres le long des berges de la rue de la Papeterie.En parallèle Clermont Auvergne Métropole s’applique à reconquérir la qualité des eaux de ses rivières via la mise en oeuvre de programmes d’actions qui visent à améliorer la collecte et le transfert des effluents par temps sec et en période pluvieuse vers la station d’épuration des 3 rivières dont les capacités et les performances ont été augmentées. Sur cette thématique importante pour l’atteinte du bon état écologique des cours d’eau, l’agence de l’eau apparait encore comme le principal soutien de la collectivité en ayant apporté pas moins de 50 millions d’euros de subventions sur les 10 dernières années.